Dune, tu n’as pas toujours été là !. Ton complice, le vent, te projette, D’années en années de neuf mètres, Vers un destin que tu combats Mais auquel tu dois te soumettre, Car du désert c’est la loi.
Que tu sois seif ou bien Barkhane, Bien que de taille souvent variable, Tout obstacle t’est surmontable, Rien ne résiste à ton programme Ni le grès de Nubie friable, Ni ce calcaire au blanc diaphane.
Comment concevoir sans émoi, Que quatre éléments réunis, Vent, sable, chaleur et froid, Aient pu s’associer à l’envie, Et réduire ainsi à leurs droits, Une variété de roches infinie.
Dune, tu n’as pas toujours été là ! Et, vois tu !, je ne t’en veux pas Même si l’armée de Cambyse réunie, Progressant dans tes longs cordons Vers Siwa et l’Oracle d’Amon Un beau jour, tu as ensevelie.
L’oxyde de fer a cru longtemps, Qu’enrober tout serait gagnant, Mais l’union du sable et du vent En ont décidé autrement. En hématite, limonite, il attend De terminer la nuit des temps.
Désert blanc fantomatique, Peuple de craie énigmatique Au pur ciel nocturne cosmique Tes formes fantasmagoriques Evoquent la « Gorgone » antique Et ses pouvoirs maléfiques.
Dune, tu n’as pas toujours été là ! La foudre qui te trouve enfin. Pour se planter forte, en ton sein Crée sous la chaleur produite Un bâtonnet de Fulgurite Témoin de cet accouplement subit
Que penser du Renard de Rupel, Fennec amoindri mais magique Au doux nom de « Renard famélique » Qui vient fouiller dans nos gamelles Ses yeux cernés de noir révèlent, Son manque d’agressivité réelle
Dune tu n’as pas toujours été là ! Rappelles toi !, la météorite. Vingt neuf millions d’années déjà Elle explosa, c’était limite Presque juste au dessus de toi Et façonna le « Verre libyque »
Dune, enfin souviens toi ! Tu n’as pas toujours été là ! Car au fil des lunes tu avances De cette perpétuelle errance Auquel ton destin te promet C’est sans espoir et à jamais.
Dune, demeure toujours très farouche Envers « la déesse aux cent bouches » Capable de bâtir renommée Sans que quiconque ne l’eut souhaité Imagines voir jaillir en ton sein Des hordes de piétineurs malsains
Dune tu n’as pas toujours été là Et vois tu, çà je le conçois Mais voilà, ma bonne fortune A voulu qu’à l’heure de la lune L’heure où la vie n’est plus qu’une Je sois là présent à ta hune A contempler dans le couchant Le rouge soleil flamboyant
Dune, tu n’as pas toujours été là !.
Ton complice, le vent, te projette,
D’années en années de neuf mètres,
Vers un destin que tu combats
Mais auquel tu dois te soumettre,
Car du désert c’est la loi.
Que tu sois seif ou bien Barkhane,
Bien que de taille souvent variable,
Tout obstacle t’est surmontable,
Rien ne résiste à ton programme
Ni le grès de Nubie friable,
Ni ce calcaire au blanc diaphane.
Comment concevoir sans émoi,
Que quatre éléments réunis,
Vent, sable, chaleur et froid,
Aient pu s’associer à l’envie,
Et réduire ainsi à leurs droits,
Une variété de roches infinie.
Dune, tu n’as pas toujours été là !
Et, vois tu !, je ne t’en veux pas
Même si l’armée de Cambyse réunie,
Progressant dans tes longs cordons
Vers Siwa et l’Oracle d’Amon
Un beau jour, tu as ensevelie.
L’oxyde de fer a cru longtemps,
Qu’enrober tout serait gagnant,
Mais l’union du sable et du vent
En ont décidé autrement.
En hématite, limonite, il attend
De terminer la nuit des temps.
Désert blanc fantomatique,
Peuple de craie énigmatique
Au pur ciel nocturne cosmique
Tes formes fantasmagoriques
Evoquent la « Gorgone » antique
Et ses pouvoirs maléfiques.
Dune, tu n’as pas toujours été là !
La foudre qui te trouve enfin.
Pour se planter forte, en ton sein
Crée sous la chaleur produite
Un bâtonnet de Fulgurite
Témoin de cet accouplement subit
Que penser du Renard de Rupel,
Fennec amoindri mais magique
Au doux nom de « Renard famélique »
Qui vient fouiller dans nos gamelles
Ses yeux cernés de noir révèlent,
Son manque d’agressivité réelle
Dune tu n’as pas toujours été là !
Rappelles toi !, la météorite.
Vingt neuf millions d’années déjà
Elle explosa, c’était limite
Presque juste au dessus de toi
Et façonna le « Verre libyque »
Dune, enfin souviens toi !
Tu n’as pas toujours été là !
Car au fil des lunes tu avances
De cette perpétuelle errance
Auquel ton destin te promet
C’est sans espoir et à jamais.
Dune, demeure toujours très farouche
Envers « la déesse aux cent bouches »
Capable de bâtir renommée
Sans que quiconque ne l’eut souhaité
Imagines voir jaillir en ton sein
Des hordes de piétineurs malsains
Dune tu n’as pas toujours été là
Et vois tu, çà je le conçois
Mais voilà, ma bonne fortune
A voulu qu’à l’heure de la lune
L’heure où la vie n’est plus qu’une
Je sois là présent à ta hune
A contempler dans le couchant
Le rouge soleil flamboyant
Marc ALEXANDRE
Abu Muharek octobre 2008